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Samedi 10 janvier 2009
dans un des forums ou je poste  le forum peche en seine un debat interessant c'est instauré par rapport au no kill et ses deviances! il est certains que certains no killistes par rapport a leurs comportement extremes sont un "danger" pour l'avenir du no kill a travers certains comportements integristes. comportement qui pourrait etre mis a profit par le hobie ecologiste pour interdire la pratique du no kill en france comme il a eté fait recement en suisse et depuis des années en allemagne.

je voudrais en profiter pour parler du no kill !!! sujet brulant mais causse aussi de tout ces debordements!!!!Un sujet sensible. Mon avis, est que le NO-KILL intégral, n'est pas plus profitable à l'écosystème que le prélèvement déraisonné type viandart..
deja je voudrais dire qu'on a nul le droit ni le pouvoir d'empecher un pecheur de conserver un poisson. c'est un droit acquis une liberté! avant la revolution seul les nobles avaient ce droit.
pour certains les plaisirs halieutiques se riment aussi avec le plaisir culinaire .
le no kill doit aussi dépendre de l'écosystème. D'un point de vue écologique, le problème est à regarder au niveau de la nature du milieu dans lequel le poisson évolue. L'environnement aquatique doit être favorable (avoir suffisamment de nourriture naturelle favorable à un bon développement, une zone de repeuplement, ...). est ce le cas dans nos cours d'eau? dans quel etat son les frayeres ? la pollution? .............
de plus un no kill integral peut ete nocif dans certains endroits, exemple :
Le No-kill peut respecter le poisson mais pas son écosystème. Prenons le cas d'un étang qui n'est pas équilibré (proportion des espèces par rapport à d'autres), si vous relâchez systèmatiquement vos prises, il est possible d'avoir un problème de surpopulation, de nanisme ainsi que des carences alimentaires. Beaucoup d'entre vous, on déjà connu des étangs où les perches sont toutes de petite taille. Elles sont en surnombre et la nourriture naturelle est trop faible pour garantir leur développement. Elles provoquent un déséquilibre dans leur milieu naturel au détriment des autres espèces. Dans ce type de cas, le No-kill peut avoir un effet négatif voir destructeur puisque le milieu aquatique ne peut pas les accueillir.
on retrouve aussi ce pb dans certins etang a carpes ou elles ont en surnombres et devastent tout. Dans ce type de cas, le No-kill peut avoir un effet négatif voir destructeur puisque le milieu aquatique ne peut pas les accueillirpar contre dans Un milieu équilibré qui permet un meilleur développement de nos poissons préférés et la pratique du No-kill est recommandée dans ce cas.

de plus il faudrait faire attention de ne pas tomber sous une forme d'integrisme du no kill sous peine de se voir retirer le droit de remetre le poisson a l'eau comme en allemagne ou en suisse;
les écologistes sont hostiles au concept de no kill pour la pêche de loisir. On sait en effet que les Verts allemands ont réussi à faire interdire cette pratique outre-Rhin (où tout poisson capturé et maillé doit être tué immédiatement, en compétition comme en pêche de tous les jours). Le motif étant que pêcher pour d'autres raisons que se nourrir (pour se divertir uniquement) serait un acte de cruauté gratuite, moralement inacceptable.

les pecheur ne sont pas des talibans, ne devenons pas des ben laden halieutiques, concentrons notre energie sur des combat utiles la preservation de notre patrimoine a travers des actions contre la pollution, l'augmentation de la taille legale des carnas, l'equilibre de l'ecosysteme, et aussi sur la formation des jeunes qui seront les pecheurs de demain des pecheurs raissonnées.

pour terminer je rajouterais la reflexion de mon ami  jolisandre , reflexion que je partage entierement !!!



Salut à vous,

Eh oui, comme le disait Pico aussi, il ne faut pas éxagérer et garder les pieds sur terre (la moindre des choses pour un pêcheur). Imaginez déjà que pour les lobbies écologistes (ceux qui ont par ex fait passer les lois anti-nokill en Suisse et qui sont puissants aussi en France), ces images sont moins choquantes ou dégradantes que celles des pêcheurs dits "modernes" et "sportifs" qui relâchent leurs poissons après les avoir attrapés : ce qui selon eux est uniquement "cruel", voire "sadique", parce que ne reposant que sur le seul "plaisir" de prendre un poisson (détaché de toute finalité naturelle, comme la consommation notamment)...

Selon les chercheurs (biologistes et autres ichtyologues), le no-kill n'a aucune influence sur la population ou l'équilibre des rivières (si ce n'est parfois des influences néfastes de par le rejet des gros sujets, source de désiquilibres...), le véritable sujet étant en fait la qualité des eaux et du milieu (pollution, absence de zones de fraie, barrages...)

A mon sens, ce qui compte d'un point de vue "politique", c'est que chaque pêcheur respecte les lois existantes : les tailles, les quotas (s'il y en a), les dates et heures de fermeture...) : ce que ne font pas ces "pêcheurs" et c'est surtout ça qui me choque dans leur histoire (ils s'en vantent de plus : faut dire qu'avec le prosilétisme de certaines revues de pêche envers le "gangstafishing", la porte a été publiquement ouverte...)

Par contre, le No-kill ou "prélèvement raisonné" est d'abord une question "éthique" (et non plus politique : concernant et obligatoire pour tout le monde", une question de sensibilité personnelle, une façon d'être dans la nature et de respecter le vivant dans son ensemble...).
De là à vouloir après l'imposer à tout le monde (en déclarant "ignobles" ou en insultant même de "viandards" ceux qui ne le pratiquent pas), c'est un non-sens, pire une contradiction elle-même brutale : éduquer, discuter, argumenter : oui, mais insulter : non, c'est bien trop facile et c'est surtout se payer une bonne conscience à peu de frais...

J'ai même le sentiment que la revendication du seul "no-kill" comme principe exclusif de la pêche moderne est et sera contre-productif au niveau des futures législations qui régiront le monde de la pêche, pour autant que nous ne serons pas seuls (si nous en sommes déjà) à en décider : même, j'ai le sentiment et la forte crainte que ce que nous, « pêcheurs modernes », présentons comme argument pour défendre notre passion et le milieu dans lequel elle s'exerce, peut et risque même fortement de fournir un contre-argument de poids à ceux qui s'y opposent avec autant de virulence.

N'oublions pas que pour eux, ce qui est scandaleux, c'est plus le fait de prendre un poisson en le faisant souffrir, c'est-à-dire la « cruauté » de cette activité, quant bien même et peut-être même surtout quand on le remet à l'eau par la suite, que le simple fait de prendre un poisson et de le conserver pour la table familiale. Encore plus simplement, ce qui est « moderne » est « responsable » pour nous (la pêche sportive en no-kill) est pour eux la preuve de l'inutilité de la pêche aujourd'hui et de son aspect purement cruel, quand il n'est pas déclaré « sadique »...

Voilà ce n'est là que mon avis et surtout mes craintes. Bien évidemment, je ne prétends pas détenir la vérité (quelle vérité d'ailleurs ?), mais c'est un aspect des choses qui me semble souvent sous-évalué, quand il n'est pas tout simplement ignoré, voire délibérément occulté. Et il a son poids, pour autant que les pêcheurs ne seront jamais seuls à décider des lois et règles qui encadreront dans un avenir plus ou moins proche leur dévorante passion.

Du coup, plutôt que de nous « tirer dans les pattes » entre ceux qui ne jurent que par les leurres ou ceux qui pratiquent encore – comble d'archaïsme – le posé, ou entre les « Total No-Kill » et ceux qui se réclament du « prélèvement raisonné », il serait peut-être bon et plus judicieux de réfléchir aux arguments de ceux qui - décideurs politiques, législateurs, « écologistes » ou non – auront à prendre des décisions que certes nous réclamons, mais qui, peut-être bien différentes de celles que nous espérions (comme c'est le cas en Suisse actuellement : interdiction de relâcher le moindre poisson et une prise par jour), viendront bouleverser le monde de la pêche en la repensant dans un nouvel environnement législatif, où l'on aura peut-être bien du mal à s'y retrouver...

Il y a de toute façon autant d'amours de la pêche et de façon de pêcher qu'il y a de pêcheurs et ici je ne viens de présenter que la mienne, toute subjective qu'elle est. Ce qui me semble alors essentiel, c'est de ne pas alimenter les fractures déjà saillantes qui existent entre les pêcheurs et les différentes pêches...

Je précise que la plupart du temps, je pratique le "no-kill", même dans l'étang que j'ai la chance de posséder - ce qui m'empêche pas de conserver une petite dizaines de sandres par an (sur la cinquantaine de plus de 50cms que j'attrape environ chaq année ) et un seul brochet de 3 ou 4 kgs (sur la cinquantaine aussi de plus de 60 cms pris chaq année)
Mais je ne suis pas un pêcheur citadin (sauf qd je pêche à paris) : Je viens d'une famille très proche de la terre, où en dehors du travail mes parents ont tjs assuré une quasi-autonomie alimentaire (pain, viandes, fruits, légumes, épices, alcools...), et poissons aussi, vu que mes deux parents pêchaient aussi et m'ont transmis ce virus dès mes premiers pas...

Alors bien sûr, je ne pêche pas pour me nourrir, mais j'apprécie quand même conserver de temps à autre un beau poisson pour le partager en famille, même si ma sensibilité me pousserait à le remettre à l'eau : il y a une dizaine d'années, je n'arrivais plus à conserver et à sacrifier un poisson au plaisir de la table - ce qui a failli me faire arrêter la pêche (ça me faisait trop mal), alors que je ne pêchais à ce moment là que dans mon étang privé...

Du coup, je n'arriverai jamais à envisager la pêche comme une seule performance technique ou sportive (ces mots me font mal d'ailleurs dans ce contexte : la vie est déjà, me semble-t'il, assez aspirée dans le tourbillon des exigences techniques et des performances à tout prix...). La pêche reste et restera sans doute pour moi accrochée irrésistiblement à la terre, à l'eau, bref à la nature devant laquelle je ne me sens pas spectateur, mais dans laquelle je m'éprouve spontanément comme acteur : c'est, comme vous tous, je crois, d'abord une question de "magie" naturelle plutôt que de "sport", ce qui n'empêche pas cependant d'adopter et même d'aimer les développements techniques ou "modernes" de la pêche, notamment quand ils visent à moins faire souffrir les poissons...

Si cette hiérarchie se retourne en moi, si le sport prime en relèguant la "magie" (celle par ex. du bouchon qui s'enfonce, du coeur qui bat la chamade et des jambes alors si tremblantes qu'elles permettent à peine de ferrer ou celle du gros brochet qui vient percer la surface à un mètre devant nous pour se saisir de mon leurre de surface...) au second plan, voire aux oubliettes, comme j'ai commencé à un moement à le ressentir, alors la pêche deviendra fade pour moi, au point sans doute de ne plus pouvoir l'exercer...

Il n'y a là aucune critique, ni encore moins de mépris, envers ceux qui ne la voient pas sous cet angle quelque peu "archaique" ou "atavique" et c'est sans doute aussi pour cela que je me sens malgrè tout plus indulgent envers les pêcheurs qui conservent encore tous leurs poissons (pourvu que ce soit en accord avec les lois ou règlementations déjà existantes). Seulement, j'essaye ça et là - face à certains déficits ou déséquilibres majeurs du milieu et des espèces - de faire entendre la nécessité d'un "prélèvement raisonné", déjà et c'est là la moindre des choses, en me montrant moi-même le plus irréprochable possible...

C'est vrai que mes premières impressions en fréquentant les forums de pêche (Carnavenir dont je me sens toujours proche, avant celui-là) fût celle, plus que le surprise, de la déception de voir souvent tant de violences, voire de haines, étalées entre les différents pêcheurs et modes de pêche, avec au fond toujours un sérieux malaise quant à la question cruciale : "No-Kill" ou "Prélèvement raisonné"....

Bref, ce qui me semble le plus pénible dans cet état de fait, c'est que souvent ces fractures internes (et ces non-dits) alimentent à mon sens, plus le jeu de nos véritables adversaires (plutôt qu'ennemis) que sont certains écologistes extrêmistes mais influents et dont le seul but est d'encadrer la pêche au point de la rendre impraticable, car pour eux elle n'a plus de raison d'être...

Désolé encore de ce long développement aux accents bien subjectifs et peut-être trop "archaïques" pour certains..., mais j'avoue avoir de sérieuses craintes concernant l'avenir plus ou moins proche de ce qui est et reste (notre/ma) passion la plus dévorante, d'autant plus que nous ne serons jamais seuls à faire parti du comité décisionnaire qui profilera et règlementera cet avenir...

Si nous ouvrons la boîte de pandore, avec tous nos desideratas "modernes", n'oublions pas que nous risquons de ne plus être de la partie pour la fermer...

Faut qd même pas jouer les donzelles éffarouchées : personne ne voit-il l'énorme contradiction qu'il y a entre le fait de pêcher en total no-kill et de continuer à manger du poisson (venant d'océans de plus en plus vides) ?

facile de se donner une bonne conscience à peu de frais !

facile de se disculper à ce prix du fait d'être aussi partie intégrante de la nature !

ah oui, mais moi monsieur, je garde "les mains propres" ! : je suis un vrai pêcheur "moderne" et "sportif", pas comme ces "viandards" de "vifeurs" qui tuent tout ce qu'ils attrapent...

==> on connaît trop bien cette rengaine.

Faudrait quand même être quelque peu cohérent avec soi-même ! éviter les anathèmes et les insultes envers ceux qui pour d'autres yeux (certains écologistes très influents) ne sont, non seulement pas différents de nous qui prétendons être irréprochables (les "mains propres"), mais peut-être tout simplement plus cohérents, vu qu'ils attrapent "par et pour eux-mêmes" le poisson qu'ils consomment, plutôt que de laisser cette sâle tâche à d'autres, pêcheurs professionnels de mers ou d'eau douce...

De quel droit ces poissons pris "professionnellement" n'auraient-ils pas autant droit à rester en vie que ceux que vous pêchez vous et dont vous vous targuez haut et fort d'accorder votre divine clémence ?

Cohérents, respectueux, conscients aussi (de sa propre nature de carnassier : nous ne sommes pas au-dessus et encore moins en dehors de la Nature, mais dedans à part entière... faisant partie des écosystèmes et biotopes), c'est le minimum requis...

Après, qu'on pratique le no-kill, le prélèvement raisonné ou qu'on prélève tout ce que la loi permet, c'est là une question de sensibilité personnelle, cad une question éthique qui se discute dans un cadre politique, avec des arguments réels et réalistes... et non pas avec des insultes en se payant mensongèrement une fallacieuse bonne conscience !

Si l'on veut respecter le poisson et la nature que l'on partage ensemble, la moindre des choses est au moins d'utiliser la conscience que cette dernière a développée en nous, faute de quoi on n'est même pas un "homme"...

Bien à vous et en toute amitié halieutique...

Michel


merci a toi michel (jolisandre) pour cette reflexion pleine de bon sens............



la peche comme le reste n'est pas a l'abris des integristes !!!!!


Par pico92 - Publié dans : divers
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