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blog sur la pêche sportive aux leurres !
Ya ka manier...
La pêche aux leurres du Sandre en Seine
Incontournables Truite
Publié par : pico92

 

 

la suite toujours sous la plume de michel dit "jolisandre"!!!!!!

extrait d'un debat sur le forum ,peche en seine!!!!!!!!!







... Mais ça me semble tout de même important, quitte à se répéter, de profiter de cette occasion de discussion autour de la pêche, pour aborder quelques questions qui au fond sont assez récentes (une bonne dizaine d'années au mieux, en tout cas en France): à savoir la nouvelle forme sous laquelle on la présente aujourd'hui comme une activité "moderne" et "technique", de même surtout que sa nouvelle approche dite "éthique" du milieu dans lequel elle s'exerce, ainsi que des espèces piscicoles qu'elle aspire désormais non pas (cf "No-kill") ou non plus seulement (cf "Prélèvement raisonné") à prélever, mais seulement à utiliser comme "compagnon de jeu"...Comme si désormais en tout pêcheur "moderne" il existait un "écologiste" qui s'ignore (ou pas d'ailleurs), comme s'il devait nécessairement avoir conscience du milieu ou de son équilibre et se devait de s'en inquieter, voire d'en prendre soin..Au vu de la dégradation des biotopes et en général des milieux (fleuves, rivières, étangs, lacs, océans - quoiqu'en réalité la qualité des eaux s'est nettement améliorée en France depuis une bonne dizaine d'années,à l'exception de taille, de la pollution invisible mais ô combien dangereuse par les métaux lourds, PCB en tête), comme au vu par ailleurs de l'énorme intérêt que l'on porte aujourd'hui aux animaux en général (au point que certains n'hésitent pas à direque "le XXI° siècle sera celui de l'animal", de sa véritable découverte...) et aux poissons en particulier, cela peut très bien se comprendre...Mais cette situation n'aboutit-elle inexorablement pas à une sorte de paradoxe ou de contradiction interne intenable,
où le "pêcheur moderne" éprouve et ne peut qu'éprouver logiquement de plus en plus un sentiment de "mauvaise conscience" à l'égard de ces êtres vivants et sensibles que sont les poissons.Car même s'il ne pêche qu'aux leurres, s'imposant de remettre à l'eau tous ses poissons, n'aura-t-il pas (comme on le voit d'ailleurs très bien se développer depuis quelques années déjà) à éprouver toujours plus ce sentiment de "mauvaise conscience" ou au moins d'"inquiétude",
aspiré dans une sorte de spirale qui risque de le conduire assez vite à une situation intenable. Celle précisément que certains écologistes exploitent ou sur laquelle ils s'appuient déjà, que ce soit dans d'autres pays (Suisse, Allemagne...),mais également en France : même si c'est « loin (?) » d'être encore fait, on ne peut ignorer qu'ils sont tout aussi présents dans notre pays, y étendant assurément leur influence...
C'est vrai par contre, comme l'indique Pico, que depuis assez longtemps déjà l'exemple canadien et américain dessine une autre voie,bien plus souriante pour nous pêcheurs : il n'est pas étonnant alors que la pêche là-bas ne connaît pas les mêmes problèmes que chez nous (tant au niveau du déficit des populations de poisson que celles mêmes des pêcheurs...). Ils ont sû par ailleurs se constituer eux-mêmes en lobbie ou groupe de pression et ont acquis en cela un véritable pouvoir décisionnaire sur la gestion des milieux et des espèces... La pêche (le tourisme qu'elle crée) y représente d'ailleurs un énorme secteur économique...Il n'est qu'à se demander, pour s'en convaincre, qui se souciait (quel pêcheur ?), il y a encore une vingtaine, voire une dizaine d'années, de la souffrance ou du stress qu'il causait aux poissons qu'il prenait ou au déséquilibre des milieux qu'il occasionnait par l'impact de ses pêches ? N'importe quel pêcheur des années 80 (ou en tout cas la quasi-intégralité d'entre eux) se serait plié de rire devant de telles inquiétudes ? Et pourtant pour mesurer l'énorme décalage, voire révolution dans les esprits qui s'est créé depuis, il n'est qu'à voir les réactions de terrible hostilité que suscitent simplement quelques images de poissons conservés pour la table ? Tout cela se passant de surcroît entre pêcheurs, certes de sensibilité differentes, mais pêcheurs quand même : alors imaginez l'hostilité que peuvent nourrir à notre encontre les non-pêcheurs, voire anti-pêche, que constituent entre autres les écologistes qui veulent et qui risquent de tordre le cou à notre si précieuse passion ?N'aboutirons-nous pas ainsi au rythme où ça va, certainement bien plus rapidement qu'on le pense aujourd'hui, à un sentiment de rejet ou de doute pénible chez les pêcheurs ou au moins chez une bonne partie d'entre eux et surtout auprès, non pas seulement des personnes de sensibilité écologique aiguë, mais du grand public dans son ensemble. Tout cela conférant à terme une image très négative à la pêche, quand bien même, voire peut-être surtout, comme on le voit déjà, lorsqu'elle s'affirme et se pratique exclusivement sous la forme moderne du "catch and release", pour autant que sa finalité alors ne reposera plus seulement que sur un « sport » intenable, inacceptable et « cruel », parce qu'occasionnant nécessairement du stress, de la mortalité, ou au mieux des blessures aux poissons... Et ne croyez pas qu'il s'agit là d'une simple vue de l'esprit ou pire encore d'une fiction irréaliste ou irréalisable concernant la pêche, car c'est déjà le cas dans des pays on ne peut plus proches du nôtre, comme l'Allemagne ou la Suisse, s'il est encore nécessaire de le rappeler ici ...
C'est pour cela qu'à mon humble avis, il est peut-être préférable (mais - comme beaucoup d'entre vous, je pense - c'est d'abord comme ça que je l'éprouve spontanément, jusqu'aux plus profonds de mes rêves...) de mettre d'abord en avant la "magie" d'être au bord de l'eau que l'aspect sportif et/ou technique (fût-il étroitement lié au No-Kill).
Car ce qui heurte en premier lieu la sensibilité des "écologistes" et "anti-pêche", c'est d'abord cette notion de "plaisir sportif", dont la finalité pour eux reste d'une part liée à la "souffrance" que cela occasionne chez les poissons et d'autre part, par voie de conséquence, à la "cruauté" qui est ainsi exercée à leur encontre...
A travers cette "magie" (qui est en fait quelque chose de très simple et d'archaique..), c'est un peu comme si on continuait, malgré la "modernité" pointue de la pêche actuelle, à plonger nos racines dans une sorte de communion immémoriale avec la nature, communion par les sens, par le corps et l'esprit, qui fût sans aucun doute celle aussi des premiers pêcheurs du néolithique jusqu'à ceux, encore tout proches de nous, de nos parents. Car, même s'ils pêchaient pour se nourrir, on ne peut douter qu'ils prenaient eux-aussi le même plaisir intense à pêcher... Ce que j'ai pu pour l'anecdote vérifier, en le partageant quelque temps, avec des nomades de sibérie qui vivent exactement comme il y a un ou deux millénaire(s) - la finalité très utilitaire de cette activité n'excluant, loin de là, aucunement le plaisir certain qu'ils prennent également à "pêcher", à parler et à rêver de la pêche, à la partager en commun entre eux...
Il me semble alors que la pêche n'est pas simplement un passe-temps, ni un loisir ou un sport qu'on exerce pour "se changer les idées" (comme l'on entend souvent) : il faudrait plutôt, pour beaucoup d'entre nous, inverser les termes et dire que même ailleurs (au travail, à l'école, à la maison...) nos "idées" ou nos pensées sont la plupart du temps toutes tournées vers la pêche, comme si elles étaient naturellement aimantées ou aspirées par son univers, par les images aussi qu'elles impriment et suscitent en nous, par les souvenirs, les impressions et les sensations qu'elle grave au plus profond de nous...
Qui au fond, mordus de pêche, n'est pas touché par ses images, comme dans un rêve éveillé auquel on s'abandonne si facilement, rejouant des situations favorables comme on aime les vivre au bord de l'eau (et cela pouvant aller, par exemple, des pêches exceptionnelles à l'imagination de nouveaux postes ou de nouvelles astuces techniques capables de nous apporter des résultats encore plus miraculeux ? ).
Bien sûr que la pêche - y compris ou peut-être même surtout celle des carnassiers (après celle de la carpe) - a extrêment évolué, nous proposant sans arrêt de nouveaux produits (cannes, moulins, leurres, tresses, bateaux...) et de nouvelles techniques (casting, verticale, fireball, dropshot, finess, carolina, splishot, texan, weightless...). Et développant surtout une nouvelle approche ou attitude "éthique" vis-à-vis des poissons eux-mêmes (cf "No-kill" ou "Prélèvement raisonné").
Mais ce développement technique si pointu qui hisse la pêche au rang de "sport", même présentée à travers cette forme "éthique", ne doit pas et (ne suffit pas d'ailleurs), me semble-t-il, (à) nous faire oublier son profond enracinement dans cette sorte de communion archaïque avec la nature et les êtres qui la peuplent, comme si le lien qui nous reliait intimement à elle n'avait jamais été vraiment rompu, y compris dans les perfectionnements techniques les plus aboutis... N'est-ce pas là l'echo si lointain d'un passé commun où l'homme était plongé ou engagé dans la nature, au même titre que les autres êtres vivants (animaux, poissons, etc.), partageant avec eux la même nécessité de s'y maintenir et d'y prospérer ? "Plein de mérites l'homme", mais - même si tous ses efforts s'y emploient - a t'il lui-même quitté sa nature animale, s'en est-il affranchi ? N'est-ce pas là une pure illusion, un mensonge, que de se croire désormais séparée de son animalité ? Son existence ne repose-t-elle toujours pas autant sur la nécessité devant laquelle il se trouve - quoiqu'il en pense et quelqu'en soient les désagréments ou la mauvaise conscience que cela crée en lui - de vivre en tuant l'autre vivant qu'est l'animal (son frère en finitude), en le sacrifiant à sa propre survie, c'est-à-dire en consommant sa chair ? Il a beau déléguer le travail ou la tâche de tuer chaque jour tous ces millions ou milliards d'animaux, de poissons et d'autres espèces vivantes à des professionnels qui officient loin de ses yeux et de sa conscience endormie, n'empêche qu'au bout du compte, c'est bien lui qui les mange et qui s'en régale... N'est-il pas alors pour le moins inconséquent avec lui-même, avec sa propre ou son intime nature, lorsque repu de sa bonne conscience, il se met à insulter son semblable qui ose prendre du plaisir et offrir sa vie à une activité, la pêche, qui le remplit d'émotions à prendre un beau poisson qu'il aura le courage, êmu, de sacrifier pour sa table familiale...

Désolé mille fois - si vous avez réussi à tenir jusque-là - pour cette bien trop longue parole de pêcheur, d'un pêcheur qui ne voudrait pourtant penser qu'à la pêche, mais qui la voyant menacer par un danger tout proche, voulait tout de même en faire savoir la souveraine et exaltante liberté...

 

 

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commentaires

D
quelle plume ce joili sandre, il devrait ecrire des bouquins,des récits depeches captivant et suscitant du rêve...passion quand tu nous tiens!
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PICO 92 - Pêche sportive aux leurres à Paris, la Seine

Ce blog est consacré a ma passion, la pêche d'un poisson fabuleux, le sandre ! Et a une technique exaltante, la pêche aux leurres souples ! Ce blog a été créé pour faire partager ma passion pour la pêche du sandre aux leurres souples et de faire découvrir la pêche sportive, mais aussi d'en faire un lieu d’échanges et de conseils. Mon secteur de prédilection, Paris et la Seine...

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